Polémique Trop d’actes médicaux inutiles. Un radiologue libéral décrypte cet emballement dénoncé par l’Académie de médecine et livre quelques pistes pour un retour à la normale

Trop, c’est trop! En avril, les sages de l’Académie de médecine dressaient un bilan sans concession des actes inutiles réalisés dans l’Hexagone, source « d’inflation de dépenses » pour la collectivité, sans pour autant apporter den bénéfices aux patients. En ligne de mire, tout ou presque : trop d’échographies, d’examens biologiques, de bilans de santé, d’ordonnances de médicaments, de recours à l’imagerie « lourde », voire à des interventions chirurgicales. Un radiologue grassois, le Dr Robert Barzilaï, organisait récemment une réunion sur la contribution des radiologues
à la maîtrise des dépenses de santé. Sans langue de bois, il livre son analyse des causes de l’emballement et propose des pistes pour que « les choses changent ».  Continue


2 thoughts on “Trop d’examens radiologiques

  1. En manière de petite et modeste contribution, je vous expose un cas concret.

    Récemment, j’ai découvert chez mon épouse une tuméfaction douloureuse du sein gauche, d’apparition récente, variant durant le cycle.

    Je lui ai demandé d’aller consulter son Gynécologue. Celui-ci, après examen clinique, a prescrit une échographie et une biopsie (sein jeune, faible rendement de la mammographie; cette prescription me semble, à moi qui ne suis qu’Omnipraticien, raisonnée et cohérente, et de plus relativement économique).

    Rendez-vous est pris au centre d’imagerie de la femme (libéral), en ville, et je l’accompagne.

    On refuse de faire l’examen prescrit avant d’avoir fait une mammographie. La mammographie montre une image kystique d’allure bénigne, et l’écho faite dans la foulée le confirme.

    On nous dit alors qu’il faut faire une IRM.
    Nouveau rendez-vous, IRM faite, confirmant en tout point les premiers examens, puis biopsie, qui confirme le caractère bénin.

    Pour un examen d’imagerie prescrit, on en est donc arrivés à trois réalisés et pris en charge par l’assurance maladie.

    Le sentiment que j’en ai gardé est que, placé en situation de monopole, ce groupement d’intérêt économique pratique la multiplication des examens “rentables” au détriment de l’assurance maladie et, à terme, de tous les assurés, en jouant sur l’inquiétude volontairement suscitée chez les patients.

    L’argument de la nécessité de rentabiliser des équipements coûteux ne tient pas: l’amortissement financier des équipements est fait pour réduire le bénéfice impposable et favoriser les investissements.

    La multiplication des actes n’est “qu’un bonus”.

    A cela s’ajoute bien entendu une irardiation qui, même minime, n’était peut-être pas indispensable, et en tout cas pas prescrite par le Gynécologue.

  2. Je suis d’accord avec ce commentaire
    Parfois les examens complémentaires sont demandés au détriment de la clinique
    On pense que c’est par peur des assurances et de l’ordre des médecins
    On a peur d’entendre “vous auriez du demander tel ou tel examen C’est une faute professionnelle etc “

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